Comment améliorer son DSO ?

Définition du DSO

Le DSO est un indicateur de performances et de la fonction crédit d’une entreprise. Il s’exprime en jours de chiffre d’affaires. Il estime le délai entre l’envoi d’une facture et le moment où elle est encaissée. Plus il est faible et plus le paiement est rapide. Plus le DSO est élevé et plus les clients sont longs dans le délai de paiement. Le Day Sale Outstanding est surtout utilisé dans les grandes entreprises et fait partie des informations clef de la trésorerie et du BRF.


Il dépend surtout de ses trois indicateurs :

  • Le nombre de jours moyens de retards de paiement,
  • Le délai de paiement des clients après négociation commerciale,
  • Les acomptes reçus de la part des clients.

Il s’estime en prenant en compte l’ensemble des créances non soldées et le chiffre d’affaires. Ce marqueur fait partie du Besoin en Fond de Roulement (BFR) et a un impact sur le risque des impayés. Il est essentiel d’avoir une bonne gestion du poste client.

Les diverses méthodes de calcul d’un DSO

L’objectif étant d’accélérer les règlements clients et d’anticiper les délais pour améliorer le BFR de l’entreprise. Cette mesure est donc une étape importante à ne pas négliger.

Il existe deux méthodes qu’un comptable doit connaître pour calculer son DSO :

La méthode comptable : très simple, il suffit de suivre la formule suivante : (Créances TTC / Chiffre d’affaires TTC) x Nombres de jours. Elle peut toutefois apporter des variations assez importantes selon la période définie. Choisie le plus souvent sur trois mois, la réalisation sur une période de calcul différente fera perdre de la précision à l’indicateur.

Cela permet de définir un plan d’action à mettre en place avec l’équipe commerciale et de comprendre ce que constitue le nombre de jours de CA immobilisé. Comme un essai de négociation commerciale pour réduire les délais de paiement à soixante jours ou un effort de reporting si le retard subi est trop important.

La méthode d’épuisement des capitaux : cette méthode de calcul consiste à enlever de l’encours financier, jusqu’à épuisement, le CA TTC chaque mois et d’additionner le nombre de jours de chaque mois concerné. Elle a pour avantage de prendre en compte les variations du chiffre d’affaires et incorpore les encours courants et exigibles.

Plus juste est le calcul et l’indicateur moins volatile qu’avec la méthode comptable. Cette méthode peut être mise en place pour votre poste client ou seulement sur un seul afin d’en évaluer au mieux le résultat. Les pénalités de retard peuvent alors être mises en place par le chef comptable.

Améliorer son DSO ?

Il est nécessaire de surveiller le DSO mensuellement. En effet, des hausses importantes à ne pas négliger, lors d’un diagnostic financier, pourraient renvoyer des inefficacités dans la gestion des débiteurs, de commerciaux peu scrupuleux ou une augmentation de clients insatisfaits. Il est essentiel d’agir rapidement sur cette hausse et de trouver le plan d’attaque adéquat avec le responsable comptable de l’entreprise. Véritable pilier des performances d’une entreprise, il permet d’améliorer la capacité d’investissement et de trésorerie.

Il faudra donc améliorer :

  • Le délai de paiement des factures à faire payer,
  • Le délai de traitement des litiges de recouvrement amiable,
  • Le délai de l’automatisation du processus de recouvrement client,
  • L’obtention d’acomptes,
  • Le recouvrement des factures pour éviter les retards de paiement
  • Faire des échéanciers de paiement.

Pour cela, il faut limiter les entrées de créances à risques et les réduire en se faisant payer plus rapidement les clients. Il existe de nombreuses pistes pour permettre d’améliorer le poste client et le BFR.

  • Les CGV, sont-elles à jour ? Elles doivent être approuvées par le client et intégrer toutes obligations réglementaires du contrat sur l’ensemble des procédés de vente. Obligatoire pour les TPE / PME d’avoir des CGV.
  • La gestion des litiges, est-elle bien partagée par l’ensemble du personnel comptable ? Pour résoudre la mauvaise gestion des litiges, il faut sensibiliser et informer le personnel et répartir les responsabilités afin de garantir une meilleure comptabilité de l’entreprise.
  • Le circuit de facturation, est-il bien adapté ? Mettre en place des traçabilités pour ne pas perdre le fil des commandes, en renseignant tous les éléments demandés par le client. La dématérialisation est un bon moyen de réduire les coûts et la perte de documents. Ne pas hésiter à faire des relances par téléphone.
  • Les délais de traitement des litiges, sont-ils suivis ? En catégorisant les litiges, le traitement s’en trouve améliorer pour la grande satisfaction des clients. Un document déterminant les sommes dues par échéances constitue aussi une bonne manière de communiquer avec le dit client (balance âgée).
  • Comment surveiller un client à risques ? Il est important de faire un suivi pour définir le niveau d’encours que l’on peut accorder à un client. Cette mise en place sécurisée permet de gérer les incidents de paiement mais aussi de gagner en réactivité et accélérer les encaissements tout en évitant les impayés.

Le but, étant de penser à une amélioration continue. Ainsi, il sera temps de tirer des leçons des efforts mit en place pour que l’entreprise puisse avoir une bonne rentabilité. Si les commerciaux continuent à vendre aux mauvais clients, il est bon de prendre les décisions pour que cela cesse et travailler en interne à ce que ça ne se reproduise plus.

La solvabilité passe aussi par le scoring entreprise. Il donne une idée réelle et précise de la santé financière, excellent moyen pour gérer les risques occasionnés par de mauvais clients et trouver les solutions adaptées à cette même entreprise. Il serait dommage d’en arriver à un recouvrement financier pour se faire payer suite à un contentieux.

Posted on: décembre 5, 2018, by :

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